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 The Old & New Friends Music [PV Shizu] [Soutenu]

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Nami
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MessageSujet: The Old & New Friends Music [PV Shizu] [Soutenu]   Ven 28 Sep 2012 - 21:29

J’ouvris doucement les yeux. Une nouvelle journée pleine de soleil s’offrait à moi. Un fin rayon traversait les rideaux et m’éclairait le visage, tandis que j’étais emmitouflée dans ma couette. J’inspirai à fond et m’étirai, puis sentis une résistance au fond du lit, comme une masse. Je me relevai, sachant très bien de quoi il s’agissait. Khan me regarda, les yeux à peine ouverts, la queue battante. Je le saluai, lui fis une caresse, et me levai enfin. J’allai observer l’extérieur depuis ma fenêtre. Je regardai le jardin, qui était déjà en éveil depuis un moment, lui. J’étais arrivée dans cette nouvelle vie, et je m’y plaisais beaucoup. Tout avait changé, mon quotidien était devenu si paisible. À part cette nuit où j’avais été agressée sur la plage, mais à part quelques hématomes et courbatures, je n’en gardais qu’un vague souvenir de plus. Je m’en fichais, cet événement m’avait juste permis de rencontrer des gens formidables. Je m’étirai, passai à la salle de bain pour me faire un brin de toilette, ou surtout, pour dompter cette tignasse, et je descendis. La première chose qui était à faire pour moi, et ce chaque matin, c’était le café. Cela apaisait la fatigue causée par les bêtises de la soirée précédente. Ma tasse à la main, vêtue d’une chemise mal mise et d’un jean large, je sortis m’installer sur la terrasse. J’aimais les journées chaudes comme celles-ci, où je pouvais flâner dès le matin.

J’allumai une cigarette – évidemment – et je restai là un moment. Mon regard ne pouvait s’empêcher de fixer le fond du jardin, cet endroit où je n’étais pour ainsi dire jamais allée. Je m’en étais bien approchée, mais je n’avais pu oser aller au bout. Pourtant, je n’étais pas naturellement craintive, mais il était vrai que, chaque fois que j’y pensais, la nuit était déjà tombée. Alcoolisée, je gardais quand même mes esprits et j’évitais de me mettre en danger pour rien. Alors je renonçais. Tout le monde m’avait dit tant de choses à propos de la jungle qui se trouvait si proche du bord de ma propriété. Le pilote de l’hydravion qui m’avait amenée sur Yokuba, la brochure qu’il m’avait remise concernant Shi, ma voisine Nina, et d’autres discussions avec diverses personnes rencontrées, tous, ils m’avaient mise en garde concernant cet endroit. Sauf Malicia. Aah… Malicia. Celle qui m’avait tapé dans l’œil dès le premier jour. J’irais peut-être la voir tout à l’heure, d’ailleurs. J’adorais cette fille, malgré son côté… sauvage. Je souriais bêtement dès que je pensais à elle, je frissonnais lorsque j’y pensais plus fort. Je la désirais, j’aimais son contact. Et c’était la seule qui ne m’avait pas avertie du danger, qui trouvait même cela plutôt amusant. J’arriverais sans doute à avoir la même attitude qu’elle, un jour. Mais pour l’instant, j’avais juste envie d’aller jeter un œil, histoire de braver l’interdit, de jouer avec le feu, comme une gamine. Je souris à mes bêtises.

C’était décidé, j’irais voir tout ça de plus près ! Après tout, ce n’était pas en posant le pied dans l’herbe d’en face que je me retrouverais brûlée vive. C’était idiot, c’était une forêt tout ce qu’il y avait de plus banal, et j’en étais certaine. Puis, j’avais Khan pour m’accompagner, il me protégerait des Pokémon sauvages. Et il avait besoin d’un peu d’exercice. Je terminai ma seconde cigarette et me levai. J’enfilai les baskets que j’avais enlevées pour m’installer plus confortablement, et je fonçai vers le fond du jardin. L’Arcanin m’emboita le pas rapidement. Je lui fis un sourire assuré, comme si je voulais m’en convaincre moi-même, et je continuai ma route. Ce jardin, qui ressemblait plutôt à une prairie bordée d’arbres, n’en finissait pas. J’observai, en ralentissant la cadence de mes pas, la végétation des alentours. C’était magnifique, et plusieurs Pokémon, qui n’avaient étonnamment pas peur de moi, s’occupaient de toute la décoration, le plus naturellement du monde. C’était un équilibre, la nature. Et cela me ravit, moi qui avais toujours vécu dans une ville si artificielle. Sur la place de Volucité, il y avait quelques arbres bien sûr, mais ils étaient plantés dans des parterres ridicules, accrochés à des piquets, et ne dépassaient jamais les trois mètres. Ici, les plantes respiraient tellement la vie qu’en respirer leur parfum m’emplit d’euphorie – ou alors, j’étais tombée sur des champignons hallucinogènes. Je m’arrêtai au pied d’un arbre dont le tronc était si gros que je n’aurais pu en faire le tour avec mes bras, même si ceux-ci avaient mesuré le double de leur taille. Je posai la main sur son écorce rugueuse, et j’en observai le feuillage, si dense qu’on aurait pu croire qu’il faisait nuit. Même si le terrain m’appartenait, je ne pouvais pas avoir la prétention de dire que ces merveilles m’appartenaient. Non, elles étaient bien plus puissantes, majestueuses que moi. Bien trop pour appartenir à qui que ce soit. J’expirai à fond, et je continuai mon avancée.

J’arrivai finalement à la limite. Il n’y avait pas de clôture, pas de barrière, rien. Seulement le précipice qui me séparait de la jungle. Ce canyon était si profond qu’en essayant de regarder le fond, je faillis perdre l’équilibre. En face, les arbres s’entremêlaient tant que je ne pus rien distinguer. D’ici, cela paraissait si calme… mais si sombre aussi. Que pouvais-je risquer en effleurant la périphérie de cette jungle, après tout ? La théorie voulait que les méchants prédateurs vivent plutôt au centre, là où la végétation était la plus dense. Je ne devais pas risquer grand-chose, non. Il fallait que je m’en convainque sinon je n’irais pas plus loin. Moi, qui d’ordinaire n’avais peur de rien, je me découvris une nouvelle conscience. Je regardai Khan, qui s’était assis à mes côtés. Je me rappelai alors les paroles d’Erylis, cette princesse guerrière que j’avais rencontrée il y a quelques nuits de ça. Elle m’avait dit que, pour elle, les Pokémon étaient bien moins dangereux que les humains. Si je devais écouter sa sagesse, je pouvais y aller sans crainte. Je regardai à gauche, puis à droite, et je vis alors un minuscule pont suspendu, traversant le canyon. Il était du côté du terrain de Malicia, qui ne disposait pas de barrière non plus, d’ailleurs. D’ici, je voyais à peine sa maison. Je me demandai alors s’il lui arrivait de venir ici, de traverser ce pont, ou même de rendre visite aux habitants de Kusaki. Je souris. La vision de cette fille m’embauma, et je me sentis plus courageuse d’un coup.

J’allai me placer face au pont. C’était le genre de truc qu’on pouvait voir dans les films. De grosses cornes, des planches d’un certain âge, le tout balançant avec le vent. J’étais maintenant certaine que le plus gros danger que j’aurais à affronter serait cette traversée. Khan poussa quelques couinements, comme s’il voulait m’empêcher de risquer ainsi ma vie. Je soulignai son manque de conviction, et je me lançai. J’agrippai fermement les cordes, et je posai le pied sur la première plaque. Un pont suspendu, génial ! Khan piétina, il ne semblait pas vouloir me suivre. Mais il le fit quand même lorsque je l’appelai. Après quelques instants qui semblèrent durer bien plus longtemps au-dessus de ce vide, j’eus fini de traverser, et l’Arcanin aussi. Ce n’était pas si difficile, finalement, cette passerelle était robuste. J’étais désormais de l’autre côté du canyon Tanima, frôlant encore plus le danger, selon de nombreux témoignages. Mais jusqu’ici, rien d’étrange ne m’avait sauté au visage. J’étais plutôt détendue lorsque je continuai mon avancée. Khan, lui, semblait confiant dans ses pas, mais inquiet dans son regard. Pourquoi un Pokémon si courageux et costaud avait-il tant d’appréhension pour cet endroit ? Y était-il déjà venu, seulement ? Je n’y fis pas plus attention, et j’avançai tranquillement, pas à pas, bordant toujours plus près le commencement de tous ces arbres entremêlés.

Et j’y fis un pas. Un tout petit, si petit pas. Je posai ma lourde semelle, et fis craquer des branchages. Khan me colla aux jambes, cherchant sans doute à se mettre entre moi et l’éventuelle créature qui chercherait à me dévorer. Mais à part quelques tressaillements de branchages, rien ne s’était passé. Je mis quelques instants à m’avancer d’avantage. Pas après pas, craquement après craquement, je disparus dans les feuillages. J’étais déjà trop loin, je ne pouvais plus en voir la sortie. Mais j’étais certaine d’avoir avancé tout droit, et heureusement parce qu’il faudrait tôt ou tard que je retrouve mon chemin. J’eus du mal à décrire ce que je voyais autour de moi, ce qui ressemblait à des lianes, des feuilles si grandes qu’elles me dépassaient, des troncs de larges arbres qui cachaient la lumière du soleil. Mais à part la végétation trop dense pour voir à plus de deux mètres, je ne vis pas d’autre être vivant. Khan, dont la langue haletait vivement mais en silence, faisait gambader son regard un peu partout. Il verrait un truc louche arriver bien plus vite que moi, alors je le gardais à l’œil pour savoir quand m’enfuir.

Soudain, un bruit. Je m’immobilisai, un frisson parcourant mon échine. Avais-je bien entendu, ou était-ce mon imagination ? Cela ressemblait à un léger grognement, comme un feulement. Je regardai autour de moi, je ne savais pas d’où cela provenait, je ne savais même pas si c’était réel. Je jetai le regard sur Khan, il semblait attentif, lui aussi. Alors je n’avais peut-être pas rêvé ? Et d’un coup, je l’entendis à nouveau, plus distinctement cette fois. Khan hérissa le poil ardent qui recouvrait son dos, et se mit en position d’attaque. Il était prêt à bondir. Je sentis un léger stress monter en moi, tout de même. Mais je ne paniquerais pas, c’était certain. Je vis alors quelque chose, une ombre. Une… masse ? Une forme, je ne pouvais pas bien la distinguer. C’était gros et noir, comme ce que ma mère décrivait dans ses calepins. Elle écrivait des choses terribles sur une créature ayant vaguement l’allure d’un canidé, avec des crocs énormes, et des yeux démoniaques. Elle l’avait même dessiné, souvent, comme s’il obsédait ses pensées, presque comme s’il l’avait rendue folle. Et j’avais la nette impression de me trouver face à cette chose. Encore une fois, j’hésitai. Était-ce mon imagination, ou la réalité ? Khan ne semblait pas avoir changé d’attitude, il restait sur ses gardes, mais sans plus. Il grognait, restait attentif. Néanmoins, je tournai les talons, et je fis un pas dans l’autre sens. J’invitai le chien à me suivre, et je continuai à avancer, sereinement. Là était toute ma répartie, mais quand même, je pressai le pas. Khan était resté en arrière, puis m’emboita le pas rapidement. Si bien qu’il me fit sursauter. J’accélérai encore la cadence, jusqu’à ressortir. Arrivée face au canyon, je posai les mains sur les genoux et soupirai profondément.

Je réalisai après quelques secondes que le pont avait disparu. Paniquée un bref instant, je remarquai ensuite qu’il était juste bien plus loin sur ma gauche. J’avais même dépassai les limites de mon jardin, quand je regardais en face. Cette jungle m’avait fait perdre la notion de l’espace, malgré toutes les précautions que j’avais prises. C’était bien étrange. Je repris mes esprits, car pendant quelques secondes, j’eus le tournis. Et je retournai vers le pont. Tandis que j’avançais, je réalisai que quelque chose me suivait. Khan, bien sûr, mais pas seulement. Lui ne semblait pas y faire attention, il crevait plutôt d’envie de rentrer à la maison. Je me retournai brusquement, mais ne vis rien. Est-ce que cette chose que j’avais vue entre les arbres s’était mise en tête de me tracer jusqu’à chez moi pour me dévorer dans mon lit ? Je souris tout en soupirant mon imagination débordante, et je me remis en marche. Je traversai le pont dans l’autre sens, et je rejoignis mon jardin. Peu avant, je regardai longuement la maison de Malicia. Une sensation bizarre m’envahit, comme si… Non, je divaguais complètement.

Quoiqu’il en fût, je revins à mon jardin. La beauté naturelle refit surface, lorsque, d’un coup, je me retournai à nouveau. L’Arcanin en fit de même, cette fois, et se mit à renifler le sol. J’observai la scène. Je suivis Khan du regard, lorsqu’il redressa la tête. J’entendis à nouveau ce feulement, mais vu la hauteur à laquelle les yeux du chien étaient placés, ce n’était certainement pas un monstre énorme. Je m’avançai doucement et découvris, plaqué au sol, le poil hérissé, un tout petit Pokémon. Sa fourrure était d’un blanc-cassé un peu sale, très léger. Il possédait des touffes plus denses au niveau des articulations, et de petits cercles rouges sur les épaules et les cuisses. Des griffes pointues mais usées terminaient ses quatre pattes. Il avait de grandes oreilles en pointe, velues à l’intérieur, des yeux noirs semblant à la fois tristes et craintifs. Il avait une petite houppette sur la tête, complètement ébouriffée, et plusieurs queues. Ces dernières étaient plutôt rousses, mais très pâles. Il ressemblait vaguement à un petit renard polaire. Je craquai complètement, tant cette petite créature était mignonne. Mais son allure sale et désespérée en disait long sur sa possible faim. Il m’avait sans doute suivie depuis la jungle en voyant Khan. Ce dernier s’approcha doucement, et vint coller son nez contre la joue du renardeau. Semblant rassuré, je lui présentai ma main. Il recula d’abord des épaules, les oreilles aplaties, puis il la flaira. Finalement, il colla son minuscule museau en pointe dans le creux de ma main, et vint se blottir contre moi. Sociable, le petit bonhomme. Je le pris dans mes bras et le ramenai à l’intérieur.

Je n’étais pas du genre à adopter tous les Pokémon que je pouvais rencontrer, loin de là. Mais, même si je ne savais absolument pas ce que j’en ferais, ce petit bout-là m’avait fait craquer complètement. J’avais un cœur sensible, tout de même. Je le posai dans la cuisine, lui donnai un peu de la nourriture de Khan ainsi que de l’eau, et je le laissai se reposer sur une couverture installée pour l’occasion. J’allai directement dans le bureau et je regardai la plus grosse de toutes les fardes : l’inventaire. Là-dedans, ma mère avait concentré tous les Pokémon qu’elle avait rencontrés, qui avaient été découverts, qui existaient en gros, et avait collecté quelques informations à leur sujet, puis éventuellement, des références de livres ou d’autres classeurs. Je cherchai, en vain, ce petit Pokémon. En fait, il ressemblait un peu à un renard appelé communément Goupix. Mais il n’en avait absolument pas les couleurs. D’amusement, je me dis que ce petit loup porterait mieux le nom de « Pokémon X » que de « Goupix ». Je souris, et, comme une idée lumineuse, je décidai de le surnommer ainsi. Hicks, cela lui irait bien. Eh oui, comme une gamine, je lui avais déjà choisi un nom, au cas où il voudrait passer un bout de chemin avec Khan et moi. Me voilà propriétaire de Pokémon, maintenant. J’haussai les épaules, et pourquoi pas ? Ce Pokémon occuperait Khan, et ce dernier s’en occuperait en mon absence, parfait !

Tandis que le petit s’était endormi avec Khan dans le panier de celui-ci, je restai dans le bureau, observant le jardin. J’étais revenue indemne, avec un nouveau petit compagnon, de la fameuuuuse et terriiiiible jungle. Mais j’avais aussi eu une petite frayeur, et j’avais cru voir une créature étrange. Mon regard se porta sur le calepin de ma défunte mère, celui où elle parlait beaucoup de cette bête. Mais je ne l’ouvris pas, j’en avais déjà assez lu pour en faire des cauchemars… Ces fameux rêves absurdes qui me paraissaient tellement réels, où j’avais la sensation que cette créature était au-dessus de moi, ou au pied de mon lit, venant de la fenêtre, que je fermais pourtant chaque soir à cause de la fraicheur de la nuit. Je secouai la tête et pris ma guitare, grattant quelques morceaux récemment composés, tout en chantonnant, pour me détendre un peu…

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Shizu
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MessageSujet: Re: The Old & New Friends Music [PV Shizu] [Soutenu]   Lun 8 Oct 2012 - 19:24

Quand l’horizon n’existe plus, que le ciel touche la mer et que tout ce qui différencie les deux sont les constellations. C’était tout ce qui obnubilait mon esprit sur ce bateau. Il faisait nuit, il faisait froid. Mais je me sentais bien. J’aimais prendre le bateau. Il valait mieux étant donné la durée de ce voyage. J’étais ainsi partie du port de Nénucrique, Hoenn. C’était le seul endroit où j’avais pu obtenir une embarcation pour cette île si lointaine. Puis, j’avais une petite « course » à faire dans la région. Mais je ne m’étalerai pas sur le sujet. Cette île-là, j’en avais déjà entendu parler. Jamais pourtant je n’y avais posé le pied. J’avais eu des missions de par le monde, mais jamais jusque dans cet endroit perdu, oublié de l’humanité. La seule ville y siégeant était, de ce que je pus en entendre dire, un petit paradis, bien à l’abri des regards indiscrets. Je voulais bien le croire. Ce n’était pas vraiment mon type, les petits « bouts de paradis », ne regorgeaient pas de boulots intéressants pour moi. Mais si c’était là que je la retrouverais, alors j’irais. Je regardai sa photo. Nami…

« Tu me manques tant… »

C’était vrai, qu’elle me manquait. Même si je l’avais murmuré, j’avais envie de le hurler. Elle était mon amie, la meilleure, peut-être un peu plus que ça, même. Je l’avais connue il y a quelques années de cela, à Volucité, Unys. Elle était tellement paumée, à l’époque. Je l’étais un peu aussi, je devais l’avouer. Nous nous sommes tout de suite entendues, et tout de suite appréciées. Le courant est si vite passé que je n’ai jamais pu m’empêcher de venir la retrouver dès que je le pouvais. C’était la seule fille, que dis-je, la seule personne à qui je tenais vraiment dans cet univers. Elle n’avait pas dû penser à moi quand elle est partie pour cette île. Il faudra que je lui en demande la raison, d’ailleurs. Et c’était pour elle que j’avais pris ce bateau qui me mènerait au fin fond du monde.
J’étais partie à la tombée de la nuit, et j’arriverais en début d’après-midi. Il devait être aux alentours de 2h du matin, maintenant. Je n’étais pas fatiguée, je ne dormais pour ainsi dire jamais. Et j’étais trop excitée à l’idée de revoir son sourire. Je n’étais pas amoureuse de Nami, non, enfin, peut-être un peu, mais pas comme il lui fallait, plutôt comme une amie réellement sincère. Quoiqu’il en fût, j’étais restée sur le nez de l’embarcation. Un petit bateau, permettant à quelques dizaines de personnes de voyager, au plus. Nous n’étions pas si nombreux, d’ailleurs.
Je m’assis sur les barres de sécurité, tout en regardant l’horizon. J’eus l’impression d’être perdue au milieu de l’océan, seule. Ce n’était pas le cas mais cette sensation s’immisçait souvent dans mon esprit. Je ne pouvais même pas voir les lueurs du port vers lequel je me dirigeais, je ne pouvais qu’attendre. Ce n’était pas si terrible non plus, un peu de repos. Après tout, je revenais de trois boulots plutôt difficiles. J’avais de l’argent plein les poches, cela en valait la peine.
Mon esprit continua à se promener de ci de là. Je songeai avec sourire à la façon dont je retrouverais Nami. Ce devait être une surprise digne de ce nom. Je savais bien comment lui faire plaisir.
Le jour se leva enfin, éblouissant, éclatant, magnifique. Le jour était beau, le ciel bleu. Tout était parfait, une belle journée, oui, parfaite. Il me restait encore quelques heures de voyage. Moment durant lequel je ne fléchis pas à penser à de mauvaises choses. C’était le problème à chaque fois que je restais trop longtemps inactive. J’y repensais… Et il ne fallait pas. Cela ne me faisait pas de mal, je ne ressentais pas de remords alors que j’aurais dû, mais je n’aimais tout simplement pas ces images, celles de Natsuki. Je fixai l’horizon, lorsque j’entendis quelqu’un arriver derrière moi. Je me tournai doucement, c’était un jeune serveur, l’air mal réveillé.

‘Bonjour madame. Puis-je vous apporter quelque chose pour le petit déjeuner ?’

Les avantages de faire partie d’une si petite troupe de passagers sont les privilèges. Sur un paquebot, j’aurais dû rentrer et me fourrer dans une grande salle bondée pour espérer avoir quelque chose à becter. Mais ici, non. À ma demande, je reçus, sur le pont du bateau, des croissants, de la confiture et du jus d’orange. Je pus rester seule, tranquillement installée, à savourer le premier repas de la journée. Un jour qui commençait bien et qui, je l’espérais, se terminerait encore mieux.
Après avoir savouré ce bon repas, je retournai à ma cabine. C’était un endroit relativement petit, une couchette, une douchette. Tout semblait miniature, c’était mignon. Je me lavai, me fit belle, coiffant ma chevelure correctement. Elle avait tendance à ne pas trop bouger, c’était pratique. Je mis un joli chemisier blanc, une cravate féminine revenant en froissures devant, et une jupe voletante assez courte. Des bottes desquelles remontaient des bas jusqu’en dessous du genou. Un soupçon de maquillage, et me voilà prête.
J’étais en train de prendre mon second repas de la journée lorsque je vis, enfin, un petit bout de terre si loin que ce n’était encore qu’une tache. Je m’en réjouis. Était-ce enfin la fameuse île de Yokuba ? Rien n’était moins sûr, il n’y avait pas quarante îles perdues au milieu de l’océan. Enfin nous y étions ! Enfin, ou presque. Car il restait encore deux heures de voyage. J’observai petit à petit la ville se dessiner, c’était un endroit plein de couleurs et de verdure. Plus je m’approchais, et plus l’endroit semblait animé. Cela me ravit.
L’après-midi était déjà bien avancé lorsque par miracle nous finîmes par arriver au port Kuukou, qui était plutôt un lieu où les hydravions étaient maîtres. Je descendis après avoir gracieusement remercié la compagnie, et j’arrivai enfin sur la terre ferme après avoir traversé le ponton. Avant de me quitter avec mes bagages, soit un gros sac à dos, le gentil serveur qui m’avait servie me remit une brochure me parlant de Shi, la ville où j’étais ainsi arrivée. Je l’ouvris tout en continuant à marcher. Il y avait dedans des informations sur les activités, les hôtels, des photos, un plan de la ville, etc… Et, à ma grande surprise, une sérieuse mise en garde concernant l’extrémité de la ville, et la jungle qui se trouvait juste après. C’était amusant. Un petit bout de paradis, et un petit bout d’enfer, c’était équitable.
Tout en avançant, je remarquai une affiche sur un bar de plage. Une Ladies Night ? Ce serait l’idée parfaite pour Nami. Je pris un petit carton d’invitation, que je remplis à son nom, et un autre au mien. Je demandai mon chemin car j’avais pu avoir son adresse, et je me rendis à pied jusque là. En me baladant, j’observai les alentours. De belles allées propres, de jolies maisons au style japonais, soit au toit rouge en pointes. J’aimais bien ce style. C’était une belle journée et j’étais dans un bel endroit, quoi de mieux ?
Après un petit bout de temps, par chance j’aimais marcher, j’arrivai enfin dans la dernière rue de la Ville Shi. La rue qui était ainsi la limite entre le monde civilisé et le monde sauvage. Et il s’avéra que c’était celle de mon amie. Je m’avançai d’un pas méfiant, je ne voulais pas qu’elle me remarque par hasard. Je suivis les numéros jusqu’à atteindre celui de sa maison. Je découvris alors avec surprise une magnifique demeure quasiment bourgeoise mais ayant su rester simple tout de même, posée sur un terrain gigantesque et somptueux. En comparaison avec le taudis dans lequel elle vivait, Nami avait gagné le gros lot. Je ne parvenais toujours pas à comprendre comment elle avait pu en arriver là. Je souhaitais juste qu’elle n’avait pas changé, des suites de cette aventure, et qu’elle resterait la fille que j’ai toujours connue. Je restai en retrait à observer la maison. Il n’y avait qu’une seule autre habitation aux alentours. Une maison bien plus modeste siégeait à côté de celle que je visais. Cette dernière avait un large portail et des grilles tout autour. Il fallait pourtant que je rentre discrètement. D’un mouvement souple et assuré, je m’élançai par-dessus la grille, et m’agrippai dans un arbre. Il n’y avait aucun mouvement venant de la maison, peut-être n’était-elle simplement pas là et que je faisais tout cela pour rien. Accroupie, je m’avançai prudemment jusqu’à la porte. Tel un chat, à pas feutré, je tendis l’oreille. J’entendis alors la douce mélodie d’une guitare. Je souris, j’étais au bon endroit. Je posai ma main contre la porte, ainsi que ma tête, et je soupirai doucement. Puis je me ressaisis. Je plaçai l’invitation à la soirée, et je toquai à la porte, avant de bondir sur le toit pour me cacher. J’entendis peu de temps après la porte s’ouvrir, puis enfin se refermer.
À présent, il ne me restait plus qu’à me préparer pour la soirée. Profitant de la discrétion offerte par son jardin, je me glissai derrière un large buisson pour me changer. J’étais désormais vêtue d’une chemise plus sombre mais plus sexy, d’une jupe noire courte, et d’une cravate simple noire. Ensuite, je me rendis à la soirée, qui n’allait pas tarder à commencer. Y aller à pied me prendrait un peu de temps, et ce n’était pas plus mal…
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Nami
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MessageSujet: Re: The Old & New Friends Music [PV Shizu] [Soutenu]   Mar 16 Oct 2012 - 0:05

J’étais absorbée dans ma mélodie, grattant ma guitare comme si je voulais la caresser et que ses bruits retour étaient mon cadeau. J’avais à peine fait une petite pause pour me nourrir. J’écrivais une nouvelle chanson, qui ne ressemblait pas encore à grand-chose pour l’instant mais dont j’aimais le rythme. Machinalement, tout en continuant à jouer, je lançai un regard vers l’entrée. Je ne pouvais même pas la voir à cause du mur, et la seconde suivante je revins à ma partition. Puis, comme si j’avais eu une prémonition, j’entendis quelqu’un frapper à la porte. Je stoppai net mon jeu, déposai ma guitare et me levai, me dirigeant vers la source du bruit. Je songeai au fait que j’avais dû oublier le portail ouvert pour que quelqu’un puisse venir ainsi jusqu’à la maison. Ou alors, c’était Nina qui venait me rendre visite. En passant, je vis Khan et Hicks, tous deux couchés l’un contre l’autre. Ils étaient mignons. J’arrivai à destination et ouvrit la porte. Et là… surprise ? Non, rien. Il n’y avait personne. J’avais peut-être rêvé, je ne dormais pas très bien ces temps-ci, avec ces cauchemars… Je secouai la tête, sortit un peu plus pour regarder aux alentours, mais il n’y avait décidément pas âme qui vive. En me retournant pour rentrer et calmer les mauvais tours de mon esprit, je vis un petit bout de carton posé au sol. Je me baissai pour le ramasser, et je rentrai tout en le regardant, refermant la porte derrière moi. C’était une invitation à une soirée se passant sur la plage de Shi, une Ladies Night. Je souris, cela me tentait vraiment. C’était un facteur qui était venu jusqu’à ma porte, alors ? Ah, cela n’avait aucune importance, j’avais un programme pour ma soirée !

Je remarquai en tournant la carte qu’elle était à mon nom. C’était bien particulier, mais je ne m’en souciai guère. Je posai l’invitation sur la tablette à l’entrée, et je courus directement dans la salle de bain pour me préparer. Je me déshabillai et pris une bonne douche. Ensuite, devant le miroir, je m’observai pour coiffer mes cheveux, que je laissai long, et pour me maquiller. Un peu de crayon sur les yeux fut largement suffisant pour mon visage. Je remarquai néanmoins que j’avais toujours une petite blessure à la lèvre, suite à l’incident survenu sur la plage. Ah, et j’y retournais ce soir, sur cette plage. Mais cette fois, il serait tôt, et il y aurait du monde. Je terminai ma toilette, et enfilai un débardeur noir, un pantalon large de la même couleur, et des bottines. Je me munis également de bracelets en cuir à chaque poignet. Je n’étais pas du genre glamour, je plaisais par ce look ou non, je n’étais pas moi-même si je ne m’habillais pas ainsi.
Je revins à l’étage inférieur, où je nourris mes deux compagnons à poils. Je ne savais pas à quelle je rentrerais.


« Je vais à une soirée Khan. Veille bien sur Hicks, hein ? Et ne faites pas la rumba en mon absence ! »

Je leur fis une petite caresse sur la tête à chacun, puis je revins près de la porte. Je saisis mes clés de voiture et ma veste, puis sortis. Et je rentrai aussi vite, soulignant vocalement mon manque de mémoire, pour prendre le carton d’invitation resté intact sur la tablette. Je sortis enfin, pour de bon cette fois, je fermai la porte à clé, et je pris ma voiture. Arrivée au portail, je remarquai que celui-ci était bien fermé. Je ne m’en formalisai pas, ce gentil facteur avait dû refermer derrière lui… Mmh… Bref.
Je roulai à allure modérée jusqu’à la plage. Il faisait chaud, et je n’avais pas envie de me décoiffer avec le vent s’infiltrant par la vitre ouverte. J’arrivai assez vite, malgré tout, et en me garant, je remarquai que la soirée était déjà ouverte. Il ne devait pas y avoir grand-monde à cette heure, j’attendrais encore une petite demi-heure, profitant de l’air frais. Je sortis et m’appuyai contre le capot du 4x4, tout en fumant une cigarette. Je regardai la plage, le soleil commençait doucement à rejoindre l’océan, au loin. Ma petite drogue finie, je rejoignis enfin à la Ladies Night, présentant mon carton d’invitation. Cet espace avait l’allure d’une boite de nuit, c’en était sans doute une, avec le boum boum de basses, de la musique techno, de l’alcool bien sûr et… des tas de filles sur la piste de danse. Cet événement promettait une belle fin de soirée.

Je commençai par rejoindre le bar, où je pris un Mojito. J’avais l’habitude de m’imprégner de la soirée, voire de repérer quelques proies potentielles. J’étais à présent en mode chasse, et j’observais donc directement – ou pas – les différentes nanas se trémoussant sur la piste. Je souris, j’aimais particulièrement les Ladies, j’étais tranquille pour draguer. Et l’air de rien, ces soirées attiraient elles-mêmes des filles à ma portée. Mon verre fini, j’en commandai un deuxième. J’étais bien mieux une fois alcoolisée dans ce genre d’endroit. La musique allait fort, et elle me donnait envie de bouger un peu. Après mon second verre, je sentis mon esprit s’enivrer. J’étais fin prête, je me levai, et rejoignis la piste. Je me laissai emporter par le rythme, faisant abstraction de tout ce qui m’entourait. Je draguerais plus tard, j’avais juste envie de me défouler pour l’instant…

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Shizu
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MessageSujet: Re: The Old & New Friends Music [PV Shizu] [Soutenu]   Dim 28 Oct 2012 - 23:30

Postée sur la plage, assise dos à l’océan, j’avais attendu. Attendu longtemps mais sans m’impatienter. Je savais que Nami aimait se préparer et surtout qu’elle se préparerait. Il lui fallait du temps pour se doucher, se coiffer, se faire belle. Et elle ne savait même pas que c’était pour moi, haha ! Je rêvais déjà de voir la tête qu’elle ferait en me voyant. La connaissant, j’étais certaine qu’elle s’attendrait à tout sauf à me voir. Les genoux ramenés contre la poitrine, les bras posés dessus, je restai un moment à observer. J’avais une très bonne vue, et je saurais la repérer. J’observai en même temps les activités de la plage, tout ce qui se déroulait autour de moi. Des jeunes criant et jouant à se courir après au loin, de gens promenant leurs Pokémon, des Goelise barbotant dans l’eau. Soudain, je vis un véhicule noir typé 4x4, le même que j’avais repéré dans l’allée de Nami. C’était sans doute elle, vu que le véhicule s’arrêta près de l’entrée de la boite où se passait la soirée. Je mordis ma lèvre inférieure doucement, m’impatientant de la voir. La portière s’ouvrit et… c’était bien elle. Je vis son corps s’extirper gracieusement de la voiture, ses longs cheveux noirs lâchés virevoltant autour de ses épaules. Elle alla se poser contre l’avant du véhicule en fumant une cigarette. Je l’observai minutieusement, même si j’étais trop éloignée pour qu’elle, elle puisse me remarquer. Je sentis mon corps frémir de voir le sien, je souris malgré moi, et je sus que mon regard s’illuminait. Nami… Elle m’avait tant manqué, et j’étais à deux doigts de la retrouver. Mais je n’allais pas brûler les étapes, je voulais que la surprise soit des plus complètes et donc je la retrouverais directement à l’intérieur, quand elle s’y attendrait le moins. Elle resta là un moment, à fumer, et je restai là moi aussi, faisant abstraction de tout ce qui m’entourait désormais, de tous ces bruits-là, que n’étaient rien au fond. Je restai à l’observer, l’analysai. Je relevai la tête lorsque je la vis se déplacer, elle finit par disparaître, s’engouffrant dans la fameuse Ladies Night. Je me relevai, essuyai mon fessier du sable qui avait pu s’y coller, et je me dirigeai à mon tour vers la soirée. J’attendis encore un instant avant d’entrer, histoire de ne pas me faire remarquer dès l’entrée, puis je me glissai à l’intérieur moi aussi.
Il faisait sombre et des lumières colorées et clinquantes frappaient mes yeux. C’était une soirée digne de ce nom, qui regroupait tout ce qu’il fallait, et qui comportait cette musique typique faite de rythme et rien d’autre, pour que les corps se bougent, se collent, s’emmêlent… Vu la chaleur qui émanait de l’endroit, l’ambiance était au rendez-vous. Je me présentai à l’entrée et je donnai mon carton d’invitation en guise de laissez-passer. J’entrai en toute discrétion, mon regard d’aigle parcourant directement les lieux pour retrouver ma si chère amie, que je repérer tout de suite au bar, en train d’observer la piste de danse. Je souris, je la vis de plus près que tout à l’heure, ah… Je restai discrète, telle une ombre se glissant contre les murs. Je pris un petit verre de champagne, que je bus d’un coup. Je n’étais pas du genre à m’alcooliser mais après tout, j’avais quelque chose à fêter. Je restai cachée, éloignée, pour ne pas qu’elle me remarque. J’avais ma petite idée sur la façon de la retrouver mais je devais attendre qu’elle se laisse emporter par la musique, ce qui arriverait tôt ou tard vu son affection pour celle-ci. Je savais que Nami aimait danser, aimait bouger, et qu’elle se lèverait de cette chaise bientôt.
Elle finit son premier verre tandis que je vis son pied commencer à remuer au rythme des basses. Un petit sourire narquois au coin des lèvres, j’attendis, une petite étoile dans l’œil. J’esquivai volontairement une fille ou deux voulant danser avec moi, faisant mine de ne pas les entendre. Je n’étais là que pour une seule, j’attendais juste le bon moment. Le moment où je la retrouverais enfin de la bonne façon, de la façon qu’elle aimait, oh oui. Et ce moment arriva enfin. Elle finit son second verre et se leva, se glissant parmi les autres filles sur la piste. J’eus dû mal à la suivre des yeux, et je dus me déplacer pour ne pas la perdre de vue. Entre toutes ses filles en mouvement, je la vis. Elle laissait son corps glisser sur la musique, comme si elles ne faisaient qu’une. À la fois sexy et inaccessible, ses yeux fermés en disaient long sur l’endroit où elle était. Elle s’était évaporée en laissant ses courbes se manifester pour elle, ses cheveux dansant avec elle. Je reconnus en elle le prédateur, la séductrice qu’elle était. Et je m’en approchai doucement, laissant le rythme m’imprégner aussi. Je m’approchai si près que je pus sentir l’odeur de sa peau, de son corps. Et je me laissai emporter. Nami… te revoilà enfin.
Me glissant derrière elle, je laissai aller mon corps aux mouvements du sien, glissant mes mains contre ses hanches sans les toucher. Elle me ressentit et frissonna, sans pour autant ouvrir les yeux. Puis je glissai une main sur son tatouage et enfin dans sa nuque puis je passai devant elle, collant mes lèvres contre les siennes avant même qu’elle n’ait le temps d’ouvrir les yeux. Je l’embrassai longuement, langoureusement, avec avidité. Le temps sembla s’arrêter un instant, ce contact si chaud me rendit heureuse. Je me sentis transportée, comme si je quittais mon propre corps. Mais je me repris rapidement, et je remarquai qu’elle me rendait mon baiser. M’avait-elle enfin remarquée ? Je souris, ses lèvres me plurent comme la première fois que nous nous étions embrassées.
Ces longues secondes passées, je me décollai enfin d’elle, et comme si la musique n’existait même plus malgré son importance d’il y a quelques instants, nous restâmes immobiles à nous regarder. Je plongeai mes yeux dans son regard gris argent, lui offrant un sourire doux et charmeur. J’attendis sa réaction, même si je vis d’abord dans ses yeux que le temps s’était arrêté…

« Salut ma belle. »

Je gardai mes mains posées contre sa taille, gardant son corps contre le mien…
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Nami
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MessageSujet: Re: The Old & New Friends Music [PV Shizu] [Soutenu]   Mar 11 Déc 2012 - 23:04

[Désolée du retard, pas le temps pas le temps =/ Tu sais bien, hein...]

La musique m’emportait, se glissait dans chaque cellule de mon être, me laissant planer sur son rythme. Mon bassin pulsait, mes bras frétillant vers le haut, la tête balançant. J’avais toujours les yeux fermés. Je me laissais emporter, submerger. Je ne pensais à rien, à part à me laisser couler sur le son. Il devait y avoir de nombreuses filles autour de moi, mais je sentais cette solitude tant recherchée par moments. Je me sentais différente, je me sentais forte et attirante. J’avais envie que les regards se posent sur moi, sans pourtant veiller à ce que ce soit le cas. Ma concentration se transforma bientôt en simple chaleur qui m’enivrait la tête.

Soudain, alors que j’étais perdue loin dans les mouvements de mon corps, j’en sentis un autre se rapprocher. Je sentis une chaleur, une présence, venant de derrière moi. Elle ne se contentait pas de s’approcher en dansant, elle s’approchait de moi, et elle vint se déhancher avec moi. Je sentis son corps s’approcher du mien, et ses mouvements se coordonner avec moi et la musique. Je sentis ses mains se glisser le long de mon corps, en se contentant de le frôler. Je frissonnai. Qui était donc cette fille si pressée d’en finir ? En tout cas, elle n’y allait pas avec le dos de la cuillère. Ce qui n’était pas pour me déplaire, je devais l’avouer. Je la laissai faire, et continuai à danser. Elle glissa ensuite sa main sur le tatouage de mon bras, la remonta sur mon épaule, et la glissa dans mon cou. Je la sentis me tirer légèrement et se positionner devant moi, mais avant que je ne puisse ouvrir les yeux, je sentis la chaleur de son visage contre le mien, et ses lèvres s’entremêler aux miennes. Mmh, gourmande en plus. Je sentis l’excitation monter en moi, et je lui rendis son baiser. Tout en réalisant que cela me rappelait quelque chose. Cette façon d’embrasser, le contact de ces lèvres. Je la connaissais, je connaissais cette fille. Ce contact langoureux me fit frissonner, et je la sentis sourire, avant de décoller ses lèvres des miennes. J’ouvris doucement les yeux, sentant toujours son bassin contre le mien, ses mains sur mes hanches. Je la tenais en ayant glissé mes mains dans son dos. Je la reconnus tout de suite, bien sûr. Mais la surprise fut telle que je ne pus m’empêcher de rester figée plusieurs secondes.


    - Salut, ma belle…

Le temps semblait s’être arrêté. C’était impossible que ce soit elle, comment m’avait-elle retrouvée ? Elle avait fait tout ce voyage, juste pour moi ? Mais comment, pourquoi ? Elle plongea son regard ambré dans le mien et je ne pus m’empêcher d’esquisser un sourire gêné. Mon corps s’était figé jusque là, mais d’un coup, d’un bond peu gracieux ou délicat, je sautai dans ses bras. Je savais qu’elle était largement capable de me rattraper. M’agrippant à ses épaules, serrant mes jambes autour de sa taille, je la serrai aussi fort que je pus.

    « SHIZU ! »

J’avais les larmes aux yeux tant j’étais heureuse de la revoir, de la retrouver. Shizu était une amie très proche, avec qui j’avais passé les moments les plus importants de ma vie. J’avais parfois dérapé avec elle, il était vrai. Elle était ce qu’on appelait communément une « amitié améliorée ». Mais je l’aimais vraiment d’un amour inconditionnel, sans pour autant être amoureuse d’elle. Elle était voyageuse, et partait souvent pendant plusieurs mois, avant de revenir me voir quelques jours ou semaines. Mais là, elle était venue uniquement pour moi, et je le sentais bien.
Après l’avoir serrée contre mon corps, je redescendis sur terre et je lui souris. Plus rien autour de nous n’existait et, d’avoir ainsi eu un contact physique si sensuel, je mourais d’envie de rester « proche » d’elle. Je glissai ma tête dans son cou, soupirai profondément contre sa peau. Je savais qu’elle aimait ça.


    « Tu ne peux pas savoir à quel point je suis heureuse de te voir, Shizu… »

J’avais eu une voix plus douce, plus charnelle. Je glissai ma langue dans son cou, serrant sa chemise, pour lui signaler tout ce que je désirais. Même si j’avais mille questions à lui poser, nos retrouvailles se passaient toujours ainsi. Elle toquait à ma porte et me sautait dessus comme si elle n’avait vu aucune autre fille durant ces mois d’absence. Et je ne voulais pas rompre cette magnifique tradition…

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The Old & New Friends Music [PV Shizu] [Soutenu]
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