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 Mausolée sylvestre [privé : Isaya]

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Edward Maxwell
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MessageSujet: Mausolée sylvestre [privé : Isaya]   Ven 9 Aoû 2013 - 1:59

L'autel grigri ?  Dit Ed interloqué.
- Mais non Edward, l'autel Girigiri ! Pas grigri. Lui répondit Gérald, son jeune collègue.
- Celui caché dans la jungle qui recouvre l'île ? Et tu veux m'envoyer là bas ? Mais elle recouvre au moins le tiers, si ce n'est la moitié du territoire de l'île ! Je n'ai pas vraiment envie de partir comme ça, à l'aveuglette, dans un endroit où règne la loi du plus fort uniquement sur un coup de tête du docteur Lodem.  « Inspecter l'autel » nous a -t-il demandé. Et bien il n'a qu'à le faire lui-même, j'ai des relevés à faire aujourd'hui !
- Voyons Edward, tu peux bien délaisser tes observations une journée pour agréer à une requête de notre  directeur de recherche. Au pire, délègue, on n'est pas harassé par la tâche ici.
- Une journée ? Ben voyons. Rien que le temps de le trouver, il sera déjà l'heure de se coucher.
- Nous te fournirons évidemment une carte, personne n'a l'intention de t'envoyer te perdre dans cette jungle. On s’ennuie peut être un peu sur cette île, mais pas au point de simuler un jeu de télé-réalité à la Kroh-Lamba pour se distraire.
- Mouais... marmonna Ed, peu convaincu
- Bon alors, c'est oui ? Tu vas accepter ? Insista-t-il
- Oui oui oui, c'est okay, fit-il exaspéré, laisse-moi juste le temps de préparer des affaires, des vivres, quelques appareils et de quoi prendre des notes.
- Ca te conviens de partir demain, à dix heures ? Si tu veux atteindre l'autel à pied, tu auras besoin de quelques heures de marche.
- Ouais, ça me va. Pour info, j'ai laissé la liste des relevés sur le frigo de la salle commune, tu veilleras bien à ce que l'un d'entre-vous s'en occupe.
- Pas de problème ! Assura-t-il. On s'occupera de recenser toutes les observations nécessaires."

Les deux collègues se dirigèrent vers la salle commune du complexe afin de prendre un café. Cela faisait déjà deux semaines qu'Ed avait commencé son travail comme naturaliste sur cette île, et il avait bien sympathisé avec ses collègues. Particulièrement avec Gérald Rodriguez, un jeune chercheur de vingt-huit ans partageant également une attraction particulière pour les pokémons psychiques, ou tout du moins leur étonnantes capacités. Cela leur avait permis de se lancer dans une conversation cordiale et de se découvrir d'autres points communs. Cependant, bien que la plupart de ses  collègues étaient tous des personnages fort sympathiques, Ed ne pouvait s'empêcher d'éprouver une sorte de malaise (très léger évidemment) en présence de Richard Lodem, leur directeur de recherche. Un homme proche de la cinquantaine, les cheveux un peu gris, qui passait le plus clair de ses journées à faire des « observations sur le terrain » comme il le leur répétait souvent.

- "Au fait, les tests sur le tarsal sont comment ? Demanda Ed
- Et bien, d'après les relevés, il lui est impossible d'utiliser ses pouvoirs psychiques enfermé dans l'enceinte de quartz. Ce minerai semble bloquer les ondes zéta des psychiques. Lui répondit son collègue
- Et concernant ses ondes neuronales ?
- Les relevés nous donnent à peu près les mêmes graphes qu'avec d'autres sujets, comme les deux autres tarsal ou l'abra. Il semblent utiliser le même « mécanisme psychique » afin de se téléporter.
- Je vois... Nous n'avons donc plus rien à en tirer. On le relâche ?
- C'est déjà en cours, mais on l'endort avant de le reposer à l'orée des bois, sinon il va s'agiter.
- Logique. Mais au fait, qui s'occupe d'attraper tous ces pokémons ? Dès qu'on a besoin d'un sujet, pouf il apparaît miraculeusement. S'interrogea Ed.
- Oh ça, c'est le docteur Iodem. Il n'en a pas l'air, mais pendant sa jeunesse il a participé au championnat de la ligue Hoenn, et est parvenu à défaire les champions jusqu'à ceux d'Algatia, c'est-à-dire sept. Mais pour une raison x ou y, il n'a pu continuer. Quand je lui demande, il esquive habilement la question." Répondit Gérald, pensif.

Ainsi une partie de ses « observations sur le terrain » consiste en ça. Se dit Ed. Son café finit, il le jeta, salua son ami et parti préparer son sac en vue de l'excursion du lendemain. Il s'arrêta au passage devant la petite supérette acheter le local jus d'orange qu'il s'était mis à affectionner depuis qu'il l'avait pas hasard acquit à la place de son traditionnel jus d'ananas avant de se mettre en direction de la vieille battisse dont il était locataire, ou plus exactement colocataire. Accroché aux arbres qui parsemaient çà et là le jardin ouvert de la propriété, il aperçut Arthropodis, son scarhino, occupé à sucer la sève d'un arbre. Il semblait d'ailleurs des plus heureux. Ed décida de ne pas le déranger et continua son chemin. Il le rappellera quand il en aura besoin. Il vit également Nirvana, son balbuto, s'occuper à tourner au sommet d'un petit rocher. Décidément quel pokémon bien étrange pour avoir cette occupation. Se dit-il intérieurement. Arrivée à l'entrée, il embrassa l'étendu du jardin de son regard et se dit quelle chance c'est, et pour les humains et pour les pokémons, d'habiter un endroit si agréable. Certes sont présentes pour lui quelques complications : le cloisonnement sur une île, le manque de points de communication, mais elle [l'île], ou en tout cas sa partie urbanisé, restait objectivement très agréable à vivre. Les pokémons eux pouvaient pendant la journée vagabonder dans les bois où les plaines, ce qui était des plus utiles à leur épanouissement.

Edward se dit qu'aujourd'hui sauter l'entraînement de ses pokémons ne serait pas un grand tord. Il lui fallait être au top pour demain, de même que ses compagnons. La jungle Kusaki est réputée dangereuse, et deux protecteurs ne seraient pas de trop pour se défendre contre les dangers multiples. Mais anxieux, il décida tout de même de placer à sa ceinture un poignard (juste au cas où) et un revolver, dont il espère user principalement pour effrayer les autres pokémons, sensible au grondement qui sort du canon. S’apercevant qu'il ne possédait pas de nourriture rapide à préparer ou à manger, il repartit en maugréant en direction de la supérette s'acheter des sandwichs pour trois jours (il envisageait le pire des cas). De toutes façon, le scarhino pourra se nourrir seul, il lui suffira de téter la sève des arbres. Quand au balbuto et bien... et bien Ed n'avait fichtrement aucun idée de ce qu'il pouvait bien aimer, même manger. Mais cela n'avait pas l'air de le déranger car il semblait le plus souvent en forme et loin d'être au bord de l'inanition. Sa course faite, il décida au passage d'acheter balles de captures et médicaments, au cas ou, et repris la direction de son logement.

C'est vrai que je n'ai plus utilisé de pokéball depuis la mission Hoenn, depuis ma capture de Nirvana et Arthro. Peut-être mettrai-je la main sur une espèce intéressante dans la forêt... Se réjouissait-il. Cela ne fait certes que deux semaines que j'entraîne ces deux là, mais les pokémons provenant des plateaux est d'Hoenn sont censé être parmi les plus robustes de la région1, je n'ai aucun soucis à me faire... J'espère. De retour chez lui, Ed rangea ses emplettes, afficha un post-il sur un meuble afin de ne pas oublier de les reprendre le lendemain (juste au cas ou) et décida de passer le reste de sa journée à lire les récentes publications de physiques et de mathématiques, proposées en ligne sur les sites des universités associées. Université... A la lecture de ce mot, une petite nostalgie s'empara de lui. Il pensait à ses anciens amis, et une légère tristesse finit par l'imbiber au souvenir de Chad. Mais il était mort et on ne pourrait rien y faire. Le soir venu, il rappella ses pokémons (il serait en effet fâcheux que l'un d'entre-eux se perde en aillant vagabonder dans la forêt si tard, privant Edward d'un précieux allié), prit son repas, salua son hôte de retour et se coucha.

Il était huit heure lorsque Edward se réveilla. Il s'étira, fit sa toilette, mangea un peu et commença à se préparer. Il se vêtit de vêtements amples permettant une plus grand liberté de mouvements (voyager dans une forêt dangereuse demandait au moins ça) : un short, un tee-shirt, une légère veste, des lunettes de protection et des chaussures adaptées à la randonnée. Lorsqu'il ouvrit la porte de bois coulissante donnant sur le jardin, il fut surpris de déjà voir ses pokémon en train de s'amuser : Arthros se repaître de sève (encore) et balbuto, logé au milieu de rochers, usant de ses pouvoir pour faire léviter quelques objets : des cailloux, des feuilles et même de l'eau. Edward les rappela et les fit retourner dans leur ball. Il demanda à monter dans la voiture d'un agriculteur voisin qui le mena jusqu'au sentier conduisant à la jungle Kusaki. Il cheminait d'un pas assuré et rapide, laissant vagabonder son regard sur le ciel d'azur, contemplant les divers nuages, ou sur les verts paysages s'étendant à perte de vue. Cela faisait déjà un moment que les frontières de Shi avaient été dépassées. Nombre de pokémons vivaient en ces plaines. Parmi les plus communs évidemment se trouvaient des rattatas, des zigzagton, des medhyena. Il aperçut également deux bulbizarres affairés à faire sortir un taupiqueur de son trou. Il traversa le pont qui marquait, en quelques sortes, la frontière entre la zone « calme » et la zone « sauvage » de Yokuba. Passé cette ligne de démarcation symbolique, Edward se reconcentra. Hors de question de laisser végéter son esprit une fois pénétré dans la partie hostile de Yokuba. Il en avait déjà fait l'expérience lors de son arrivée ici, en ayant été attaqué  par divers pokémons marins sur la plage. De plus, durant les deux dernières semaines, il lui est souvent arrivé de venir à l'orée de la forêt effectuer des observations avec des collègues, et lorsque les pokéballs étaient rangés et les pokémons également, ils furent de nombreuses fois les cibles d'assauts. Il pressa le pas. Une heure plus tard, il arriva enfin aux abords de la jungle luxuriante. Il fixa l'immense étendue de palmiers et autres arbres exotiques, et devant cette zone, certes des plus mystérieuses et attrayante pour tout naturaliste, son visage se crispa légèrement. Rester à l’affût serait-il suffisant pour revenir indemne d'un lieu dangereux ? Il était déjà déjà onze heures trois-quart. Décidé, Edward pénétra dans la jungle, bien déterminé à trouver cet autel (et bon sang, quelle idée d'appeler un lieu saint Girigiri, n'est-ce pas là le comble du ridicule?). Il écarta les premières plantes et enfin entra réellement dans la jungle Kusaki.

Ce qui frappa le plus Edward, c'était l'absence totale de sentier, même si en y réfléchissant cela était des plus naturel dans une jungle, lieu sauvage totalement imperméable à l'influence de la civilisation. Mais même dans les forêts se trouve des chemins aplanis, signes d'une certaine circulation (au moins des animaux), mais ici rien. Certes il y avait des endroits moins denses que d'autres, mais aucune continuité véritable. Même si objectivement, cela valait mieux que rien. Edward déploya sa carte et la lit. Apparemment, il devrait trouver l'autel en se dirigeant au nord-est de sa position. Fort heureusement, il ne se trouvait pas situé au cœur même de la jungle. Encore heureux ! Se dit-il. Cela aurait fait une trotte interminable ! D'après son document, il devrait se trouver à cinq kilomètres. Mais compte tenu de la végétation, il lui faudrait au moins deux, voire trois heures pour y parvenir. De toutes façons, ce n'est pas en se plaignant que le travail se fera ! Et il dégaina son poignard, qui allait finalement lui être des plus utiles afin de déblayer de terrain. Il libéra également Arthros, lui intimant de le suivre. Cela aurait été d'une folle témérité d'avancer à découvert dans cet endroit ! Il trancha feuilles, lianes, branches pendantes pour se frayer un chemin,  poussa des troncs abattus, enjamba des ruisseaux et manque plus d'une fois de tomber dans de légers ravins. Tout cela était des plus éreintant, mais si passionnant ! Edward se sentait vraiment l'âme d'un Harry Jornes ! Il s'accorda au bout d'une heure une petite pause, et s'assit sur un rocher. D'après sa montre, il était environ treize heures, et grand temps de se restaurer.

Après avoir fini de manger ses fruits et ses sandwichs, ils se remirent en route, quand soudain, une ombre se fit remarquer. Très rapidement, elle se rapprocha et surgit soudain d'un fourré. Un dardargnan ! Edward parvint à esquiver ses dards de justesse, leva par réflexe son poignard et indiqua à son scarhino de se mettre en position. L'insecte piqua en direction du scarhino, tenta de le blesser de ses dards, dards qui semblaient juste « rebondir » sur la puissante carapace du scarabé. Arthros se retourna, tenta d'asséner un coup de sa corne, mais trop lentement pour pouvoir blesser la guêpe. Ce dernier ne vit cependant pas venir Edward par derrière qui, de son poignard parvint à trancher une patte de la bête, qui perdit de même un des dards. La dernière, effrayée, s'enfuit. Surpris et légèrement choqué de cette dernière attaque, Edward redoubla de vigilance et conseilla à son allié de faire de même. Cependant, l'agitation produite par leurs actions attira à eux d'autres pokémons, intéressé probablement par l'humain et l'importante « quantité de mouvement », tels que des herbizarres ou des boustiflors, les uns cachés dans les fourrés et les autres pendus aux arbres. Un peu inquiet d'un tel rassemblement, Edward intima à son compagnon de le suivre, et accéléra le pas à travers la jungle, armé de son courage et de son couteau. Rester hors de la vue d'un maximum de pokémons serait déjà un bon moyen d'assurer sa sécurité !

Bon sang, et dire que j'espérais parvenir à l'autel sans accroc ! L'attaque de cette stupide guêpe m'a totalement fait remarquer ! Vexé, les jambes ensanglantées par les cisaillements des branches, il décida de se presser encore plus : plus tôt il atteindra cette zone, mieux ce sera ! Il enfila ses lunettes de protections pour protéger ses yeux afin de ne pas freiner le pas, et s'engouffra encore plus profondément dans la jungle.

Après à peine quarante minutes (finalement, cela aura été d'une grande aide de presser le pas !), Edward finit par atteindre la petite clairière au fond de laquelle se dressait l'autel Girigiri. Heureux, il décida de s'asseoir devant le monument et libéra son balbuto. Avec deux pokémons et en terrain, même petit, découvert, il divisait significativement les risques. Prêt à se mettre au travail, il sortit de son sac son calepin, un crayon, rangea ses lunettes, prit un fruit et commença à inspecter l'autel. La chose la plus significative était tout d'abord le fait qu'il était entièrement constitué de bois, à l'instar de celui qu'il avait pu apercevoir pendant une sortie universitaire dans le bois aux chênes. Etait-il donc adressé à une allégorie, un pokémon, une divinité similaire, c'est-à-dire un célébi ? En se rapprochant, il aperçut de petites runes (ce qui expliquait qu'il ne les ait pas remarqué au premier abord) cernant totalement l'objet. Des symboles des plus étranges, inscrits en une langue totalement inconnu. En tout cas, Edward était sur que même dans le département philologique de son université, il n'existait aucune option traitant d'un tel langage. Intéressé, il commença par dessiner l'autel et recopia scrupuleusement les symboles, qu'il remettrait bien évidemment au propre plus tard, scannerait et enverrai par message électronique à ses anciens collègues. Il était ainsi sûr d'intéresser une certaine communauté, et peut-être même recevrait-il des réponses permettant de l'éclairer. Après avoir fini de recopier toutes les runes, Edward s'intéressa à la cavité présente sur une face latérale du monument. A l'intérieur se trouvait une sphère. Intrigué, il la saisi et constata, ce qui n'était pas visible dans l'ombre de l'autel, qu'elle était pierre « travaillée » : une pierre noire, parfaitement poli , lissée, tellement que l'on pouvait admirer son reflet grâce à elle. Edward la rangea dans une sacoche, projetant de l'apporter au laboratoire pour une analyse pour poussée. Il décida alors d'observer de façon plus poussée le mausolée. Il était bien plus travaillé que celui observable dans le bois aux chênes. Des courbes raffinées au niveau des pieds soutenant l'édifice, contrairement aux bruts branches soulevant l'autel d'Ecorcia. Edward griffonna ceci sur son cahier. Il décida ensuite de reculer quelque peu afin d'observer de façon plus globale la structure. Alors qu'il s'apprêtait à écrire de nouvelles notes, il sentit une douleur si vive qui lui fit lâcher son stylo et son cahier, tacheté de quelques gouttes de sang. Son épaule avait été touchée, sa veste, pourtant épaisse, et le tee-shirt déchirée. Alarmé, il roula sur le côté, releva la tête et aperçu devant lui deux insecateurs, l'un au bras légèrement empourpré, l'autre situé en retrait au niveau des premiers arbres.

Bon sang, quel  idiot, je n'ai pas envisagé un seul instant que des pokémons auraient pu s'organiser pour mener une chasse groupée ! Rumina-t-il, en colère contre lui même. Edward ordonna à Arthros de lui apporter le plus rapidement possible son sac, ce qu'il fit. Il en sortit son revolver, qu'il pointa en direction des mantes.


1 Je me permets de rappeler que les pokémon trouvables aux alentours du parc naturel sont en moyenne niveau 25, d'où l'utilisation de "robustes".
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Isaya
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MessageSujet: Re: Mausolée sylvestre [privé : Isaya]   Lun 26 Aoû 2013 - 23:17

[Désolée pour le retard ! J'espère que le post te convient.]

Erylis s'accouda à la fenêtre et jeta un coup d'œil sur l'horloge. Une heure du matin. Ses insomnies la tourmentaient toujours... Dans son esprit, mille pensées se côtoyaient, fourmillaient, s'entre mêlaient, donnaient naissance à d'autres étincelles, incessamment. Il lui était impossible de fermer un œil dans cet état, qui lui était familier, hélas. Jouant négligemment avec un poignard, la jeune femme se demanda de quelles occupations allait-elle honorer cette nuit pâle. Son regard errait sur la ville Shi, comme pour y trouver un élément sortant de l'ordinaire, une différence qui aurait échappé à son regard vigilant. Ses yeux se posèrent sur le vert obscur de la canopée lointaine. Aussitôt lui revinrent en mémoire toutes les terribles histoires contées sur la jungle Kusaki, les cris horrifiés des mères, les regards angoissés de tous. L'endroit sauvage et redouté fut marqué du sceau luisant de sa curiosité. Ce lieu était objet de bien des légendes. Bien entendu, Erylis n'allait pas prêter de l'importance à des racontars nés des esprits des ignorants, mais il lui était revenu en mémoire les livres sérieux écrits sur le sujet. Sa bibliothèque, immense, comptait de ces ouvrages là. L'étrangère, après un dernier regard pour l'objet de sa curiosité, se dirigea vers la porte de sa chambre et en sortit. Le manoir était plongé dans la pénombre. La seule résidente humaine avec Erylis était une vieille servante fidèle à la royale famille de la jeune femme. Les autres habitants de la demeure fastueuse étaient les compagnons de la princesse, Sayanel l'Arcanin, Jilano le Draco, et Neptune, qui n'était autre que Suicune le légendaire, et qui avait choisi Erylis. Cette dernière vouait à ses trois complices une affection sans limites. Elle avait d'ailleurs le don de pouvoir communiquer avec les Pokémon, particularité propre à son peuple.

Erylis traversa un long corridor, et se retrouva devant une porte à doubles battants qu'elle poussa. Sa bibliothèque, son refuge sacré, se trouvait là, vaste pièce aux teintes boisées. La jeune femme s'approcha doucement des rayonnages, les effleurant respectueusement. Son regard parcourut rapidement les titres des ouvrages tous reliés de cuir, avant de s'arrêter sur l'un d'eux :
Mystères de la jungle Kusaki.
Elle le retira des rayonnages, se retourna pour contempler un instant la pièce, et en sortit lentement. La jeune femme regagna sa chambre et referma la porte. Elle s'assit sur son lit,  sans plus de cérémonies ouvrit le livre sur ses genoux et se mit à la lecture, qui commençait par une description de la jungle et de ses dangers, ce qu'Erylis n'ignorait pas. Les Pokémon là bas étaient particulièrement féroces et coriaces, et il était très ardu de ne pas s'y égarer, en résumé. Mais l'ouvrage était consacré à un mystère du lieu : l'autel Girigiri. La jeune femme en avait également entendu parler, de manière plus évasive. Sur une page du livre s'étalait une illustration intéressante, peinture de l'autel. Plusieurs scientifiques s'étaient enfoncés au cœur de la jungle dans l'espoir d'y apercevoir un Celebi, apparemment maître de l'autel. Erylis se releva, pensive, laissant le livre ouvert sur son lit. Et si elle tentait une exploration ? La jungle devait être un lieu idéal pour s'entraîner. Pourquoi pas... Erylis s'imagina là bas. Les arbres devaient sûrement s'élever très haut.. Cela faisait si longtemps que la jeune femme n'était pas allée imiter le Pachirisu dans les branches ! Elle sourit. Ses trois compagnons seraient ravis de cette nouvelle épreuve. Et puis qui sait, peut être auraient-ils l'honneur de voir Celebi.. Erylis se surprit aux portes du rêve, et se ressaisit. Ce n'était pas le moment de divaguer.

Cette nuit, les trois Pokémon s'étaient nichés dans le grand parc du manoir, souhaitant rester à l'air libre. Erylis voulait aller les prévenir et leur demander ce qu'ils en pensaient : seraient-ils de la partie ? Elle ouvrit donc la fenêtre, jaugea comme toujours la distance qui la séparait du sol. Une broutille, cette fois. Elle enjamba le rebord et se lança, prête à l'envol. Ces sauts étaient toujours grisants pour Erylis. Elle termina son salto, atterrissant dans l'herbe le sourire aux lèvres. La jeune femme s'approcha des buissons, leva la tête pour apercevoir la cime des arbres. En effet, l'un de ses complices dormait paisiblement sur une branche, fine silhouette bleutée. C'était évidemment Jilano, le gracieux Draco. Erylis s'aggrippa en sautant à la branche la plus basse, et d'un tour, se tint debout dessus. Elle fit de même pour trois autres branches, prestement, et fut enfin à hauteur du dragon clair : 

Jilano, murmura-t-elle en touchant la tête du Draco.

Jilano se réveilla immédiatement, fixant la jeune femme de son regard océan. Erylis lui sourit, et lui expliqua son idée, ce qui l'avait poussée à le tirer d'un sommeil profond :

Explorer la jungle Kusaki et se rendre auprès d'un autel mystérieux. Qu'en dis-tu ?

Les prunelles du Draco brillèrent, et il vint se lover dans les bras d'Erylis, visiblement très enthousiaste :

C'est une idée géniale ! Je te suivrai avec plaisir.

La jeune femme s'apprêtait à lui répondre lorsqu'elle entendit des pas et des murmures. Elle baissa le regard vers le sol, et fut heureuse d'apercevoir ses deux autres complices, Neptune et Sayanel. Elle adressa un clin d'œil à son dragon préféré et descendit rapidement de l'arbre, de manière désinvolte. Elle se retrouva assise dans l'herbe à côté des deux quadrupèdes, l'un au corps svelte bleu et blanc, l'autre au corps massif et flamboyant. Tous deux appuyèrent leur museau sur la joue d'Erylis.

Nous aussi sommes partants pour cette exploration Erylis, bien qu'elle s'annonce évidemment mouvementée, déclara Neptune.

Erylis hocha la tête. Elle n'aurait pas trouvé de meilleurs compagnons. Elle les aimait tant ! Ils avançaient ensemble, affrontant milles dangers solidairement, toujours victorieux du destin. La jeune femme câlina les deux quadrupèdes, avant de leur souhaiter bonne nuit et de rentrer à l'intérieur. Dans le manoir, elle gravit le grand escalier et revint dans sa chambre. Il lui fallait donc rassembler tout ce qu'elle pensait être utile pour leur exploration. Elle se dirigea vers une armoire en chêne sculptée, et l'ouvrit en grand. Quelques unes de ses armes se trouvaient là, les autres étaient dans la grande salle d'escrime. Elle saisit un poignard et une épée soigneusement rangés dans leurs fourreaux richement décorés. Cela suffirait. Ces lames là étaient destinées aux humains : la jeune femme avait été démasquée par un fourbe et rusé vieillard, qui visiblement avait le bras très long. Ses sbires la guettaient partout, et sa vigilance était mise à l'épreuve. Erylis était déterminée à éliminer son adversaire, et n'éprouvait pas le moindre sentiment de peur.

Elle posa les deux armes sur son bureau et se mit à genoux devant une commode, en sortant une besace en toile qu'elle lança sur le bureau également. La jeune femme ne manqua pas de se souvenir du matériel nécessaire aux premiers soins, pour humains mais aussi pour Pokémon. Erylis prit quelques mixtures et pâtes dont les recettes lui avaient été enseignées autrefois par un éminent guérisseur du Royaume d'Émeraude. Elle lutta un instant contre la nostalgie, et fila se saisir de provisions dans une des cuisines. Une fois ceci fait, elle retourna dans sa chambre et fourra ses trousses et ses tupperware dans son sac, ainsi qu'une carte et une boussole.

La jeune femme s'étendit sur son lit, sentant déjà l'adrénaline envahir ses veines. Elle avait hâte de se mesurer à la terrible jungle Kusaki, de connaître ces lieux réputés si hostiles. Si seulement elle arrivait à dormir, afin d'être pleine d'énergie le matin... Oh, et puis ce n'était pas une nuit blanche qui allait la fatiguer. Elle se rendit dans la bibliothèque à nouveau, en revint avec une pile de livres dans les bras. Les errances seraient cette fois réservées au jour, la nuit serait studieuse. Ce fut ainsi qu'elle la passa, enchaînant les lectures, parfois revenant à la fenêtre, irrémédiablement attirée par la masse verte et ténébreuse. Elle s'arrachait avec difficultés à la contemplation chaque fois, mais demeurait placide. Faire le calme était indispensable.

Il était six heures du matin lorsque la jeune femme décida de se préparer. Réprimant un bâillement, elle quitta son lit et alla fouiller dans son armoire. Elle en sortit une curieuse combinaison, fine et souple, qui semblait faite de feuillage paraissant vraisemblablement élastique et de cuir. Tenue que tout son peuple possédait, autrefois. Lorsqu'il vivait encore... Erylis enfila la tenue, puis par dessus revêtit une ample tunique verte, sachant qu'elle avait quelqu'un à voir en ville. À sa ceinture, elle pendit les fourreaux des deux armes sorties plus tôt, et descendit les escaliers. Déjà dans la cuisine s'affairait Mariette, arrachant à Erylis un soupir. La vieille femme s'était entêtée à rester servir la princesse. Cette dernière lui aurait donné l'argent suffisant pour pouvoir couler des jours tranquilles dans une petite maison de Yokuba, mais Mariette avait refusé. Erylis vint la saluer. Dès que la servante aperçut la jeune femme, son visage s'éclaira :

Bonjour, mademoiselle Erylis ! Matinale, comme à votre habitude !, s'exclama-t-elle en souriant.

Bonjour, Mariette. J'ai beaucoup de choses à faire aujourd'hui, je ne rentrerai pas avant ce soir, ou tard dans la nuit... répondit évasivement la princesse.

La servante opina, accoutumée à ces brusques disparitions, ne laissant pas transparaître sa curiosité. Elle faisait confiance à sa maîtresse, qu'elle trouvait exceptionnelle. Elle avait toujours servi et aimé sa famille fidèlement. Mariette souleva le plateau qu'elle avait préparé pour la jeune femme et se rendit dans une petite salle à manger pour le poser sur la table. Erylis la remercia, et déterminée à ne pas perdre de temps, courut s'attabler et prit rapidement son petit déjeuner. Elle réfléchit. Avant de se rendre dans la jungle, il lui serait utile d'aller voir son voisin, un vieil érudit au passé aventureux. Tous deux entretenaient des relations amicales, et le vieil homme, d'une rare bonté, était toujours ravi de rendre service à la jeune femme.

Erylis se leva, et sous le regard médusé de Mariette, sortit du manoir comme une tornade. Devant la porte l'attendaient Neptune, Sayanel et Jilano.

Salut ! Je vais aller trouver monsieur Odéon pour quelques renseignements, vous m'attendez là ? demanda Erylis.

Ses trois amis répondirent par l'affirmatif. Elle leur sourit et s'éclipsa. Il était sept heures.. Encore un peu tôt pour aller déranger son voisin, même s'il était matinal également. Elle décida de faire un tour dans les rues de Shi, sans but particulier. La ville était relativement calme, encore endormie. Erylis arpenta quelques ruelles, silencieuse, puis après sa promenade anodine revint dans son quartier. Elle se rendit devant la propriété de son voisin, qui justement songeait devant sa porte. La jeune femme eut un sourire. Elle le trouvait souvent dans cet état.

Le vieillard, qui avait l'ouïe fine, posa son regard azur et serein sur Erylis, et ses lèvres s'étirèrent. Il lui fit un signe de la main, et la jeune femme franchit allègrement le portail ouvert et vint saluer le vieil Odéon :

Bonjour, Monsieur Odéon. Comment allez-vous ?s'informa poliment Erylis.

Hélas ! Mademoiselle Ryla, je vieillis. Et vous toute pimpante à l'aube de vos vingt ans, quelle nouvelle obsession vous amène ici ?

La jeune femme prit place à côté du vieil Odéon, un sourire énigmatique aux lèvres :

Je pars à la conquête de l'inconnu, comme toujours. Monsieur Odéon, que savez-vous de la jungle Kusaki et de son autel ? questionna-t-elle.

Les paupières légèrement closes, le vieil homme reprit son rêve, la tête penchée sur ses souvenirs. Erylis demeura silencieuse, habituée. Elle observa deux Mystherbe qui se chamaillaient joyeusement dans l'herbe. Enfin, un raclement de gorge lui fit comprendre que son interlocuteur était de nouveau prêt à dialoguer. Elle posa son regard sur ce dernier, dont les yeux soudainement s'étaient mis à briller :

Vous êtes une sacrée demoiselle, Ryla, une sacrée demoiselle... L'autel, je l'ai vu de mes propres yeux. Jeune fou que j'étais, j'avais traversé la jungle dans l'espoir de rencontrer Celebi.. Jeune fou que j'étais...

Le vieil homme repensa à sa fougue passée, nostalgique, dans sa folle peur du déclin. Il rencontra les prunelles saisissantes d'Erylis, calme et confiante en sa jeunesse, et se reprit :

Avez-vous une carte ?

Erylis, pour toute réponse, sortit sa carte de la besace, et la tendit au vieil Odéon qui la fixa d'un air dubitatif. Il se leva brusquement, tel un ressort, et disparut à l'intérieur de la maison. La jeune femme, sans nulle inquiétude, demeura dans le jardin. Après quelques minutes, le vieil homme revint, la carte marquée au surligneur fluo. Il expliqua le chemin à prendre, décrivit quelques particularités du chemin et ne manqua pas de mettre la jeune femme en garde. Cette dernière remercia chaleureusement le vieil homme, et tous deux se saluèrent.

La jeune femme rentra chez elle, étant vraisemblablement prête. Cependant, il lui fallait régler un détail. Elle monta dans sa chambre, et ouvrit son armoire en chêne, pour saisir encore deux dagues : une dans sa botte, et une dans sa manche. Gardant encore sa tunique, elle descendit retrouver ses trois compagnons dans le parc :

Nous pouvons partir, Erylis ? interrogea Neptune.

Nous partons, effectivement. Il faudra se montrer prudent !

Il est inutile de nous le rappeler, tu peux nous faire confiance ! assura Sayanel, appuyé par Jilano qui renchérit d'un mouvement de tête.

Je vous fais et vous ferai toujours confiance, soyez-en certains , répondit affectueusement la jeune femme.

Elle laissa Jilano ramper sur son bras pour aller se nicher autour de son cou, et enfin ils quittèrent la propriété ensemble, particulièrement heureux de ces nouveaux rebondissements qui s'offraient à eux. Erylis et ses trois complices n'étaient pas fait pour l'oisiveté, et trouvaient rarement un défi à leur taille sur Yokuba. La princesse avait déjà sauvé deux jeunes femmes d'une agression, mais ce fut facile. L'une s'appelait Nami, l'autre Atalée. La première avait été blessée et malmenée avant qu'Erylis n'arrive, et Atalée n'en garda qu'une belle peur. Cependant, ce n'était pas ces combats qui marquaient la jeune femme.

Ils traversèrent gaiement les quartiers résidentiels, d'un pas rapide, et gagnèrent les plaines annonciatrices de la jungle. Quelques Pokémon inoffensifs y gambadaient, s'arrêtant pour observer l'humaine avec curiosité, ou, dominés par la peur, se cachant derrière quelque buisson. Un jeune Caninos fasciné par l'Arcanin s'approcha de près pour dévisager son fier aîné à loisir. La présence de Suicune provoqua presque derrière eux un cortège. La jeune feme ne s'en soucia pas, et ils continuèrent leur chemin. Les premiers arbres se firent apercevoir,  démesurés. Ils parvinrent alors au seuil de la jungle, qui déjà bruissait de mille sons mystérieux. Les quatres explorateurs échangèrent un regard avant de se jeter dans la gueule de l'inconnu, confiants mais vigilants. Sayanel se chargea de déblayer leur chemin, et Jilano passa sur son dos. Neptune restait aux côtés d'Erylis. La jeune femme découvrit avec surprise des fougères arborescentes, qui peuplaient nombreusement la jungle Kusaki.

Tenez vous sur vos gardes. J'entends quelque chose arriver prévint Erylis, stoïque.

En effet, des sifflements dans l'air se firent entendre de plus en plus distinctement. Erylis aperçut en premier les deux Tengalice qui fonçaient sur eux à toute allure. Hostiles, ils avaient l'air déterminés à mettre hors d'état de nuire ces inconnus qui s'aventuraient sur leur territoire.

Sayanel !

Ce dernier réagit au quart de tour. Son Lance Flamme embrasa les deux créatures, qui tombèrent à terre dans un concert de hurlements stridents. Sayanel les effraya avec un Danseflamme, et ils filèrent aussi vite qu'ils étaient arrivés, victimes de leurs faiblesses. Le groupe demeura immobile un instant, tendant l'oreille, essayant d'apercevoir quelque tâche ou mouvement suspects dans la végétation luxuriante. Finalement, ils reprirent leur marche d'un pas assuré. Ils n'etaient pas au bout de leurs surprises...

Regardez, un sentier, là ! s'exclama Erylis.

En effet, devant eux filait un chemin, déblayé forcément par un humain : il y avait donc plus d'inconscients se risquant ici qu'on ne semblait le croire ?

Suivons le. Cela ne m'étonnerait pas que cette personne recherche la même chose que nous.. répondit Sayanel.

La jeune femme approuva. Elle accéléra encore le pas, puis se figea. Il y avait de l'agitation, là bas.. Quelques regards échangés suffirent pour la compréhension. Erylis grimpa prestement à un arbre, afin de se déplacer plus vite et de pouvoir arriver par surprise si cela était nécessaire : Jilano le Draco l'accompagnait, tandis que les deux quadrupèdes filaient à toute vitesse au sol. La jeune femme enchaîna les bonds phénoménaux, avant d'apercevoir une clairière au dessous d'elle. Elle abritait un autel élégant, plus en tout cas que le spectacle qui s'offrait à elle : un jeune homme, visiblement blessé, pointait une arme à feu en direction de.. Deux Insécateurs. Erylis ne perdit pas son temps. Elle se servit des branches pour pouvoir descendre un peu, et sauta à terre :

Bonjour. donna-t-elle en guise d'explication.

Neptune et Sayanel arrivèrent alors. Le Suicune grogna en apercevant l'arme que tenait le jeune homme : il se posta devant lui, sans avoir la moindre intention de bouger. Visiblement, le garçon avait été agressé.

Sayanel, Neptune, restez où vous êtes, je vais poser quelques questions à ces deux individus mal lunés.

Tu crois en même temps pouvoir récupérer des informations sur l'autel ?

En effet, Neptune. L'urgence ne me fait pas oublier mon but ! répliqua la jeune femme.

Elle s'approcha des deux Pokémon en furie, sans peur. Les deux créatures semblaient presque étonnées : Erylis profita de ce moment de répit :

Mes intentions ne sont pas mauvaises, Insécateurs. Que vous a fait l'humain ?

L'une des mantes sembla alors écumer de rage. Elle se rapprocha d'Erylis, qui comptait sur Jilano tapi derrière elle, et restait confiante. Elle attendit la réponse de la créature, qui ne tarda pas :

Ce qu'il a fait ?! Tu as beau nous comprendre, humaine, tu ne nous inspires pas confiance ! Ce qu'il a fait ?! Il profane l'autel de Célébi, et nous devons protéger le Pokémon légendaire de ces lieux ! Dis lui d'arrêter, et alors nous vous laisserons tous deux en paix !

La jeune femme soupira. Elle se tourna vers le jeune homme et se chargea de lui expliquer, d'un air désabusé :

Pour eux, tu profanes l'autel de Célébi, et puis, ils n'aiment pas que l'on vienne déranger leur maître.. Range cette arme, ils sont déjà assez en colère comme ça.

Elle poursuivit pour les deux Pokémon :

N'ayez crainte, je suis une Evadée. Je veillerai à ce qu'il ne se produise rien de mal.

Lors de la destruction du Royaume d'Émeraude, les Pokémon légendaires surent la chose, qui fut vite communiquée chez leurs pairs : les rares humains de confiance survivants allaient être disséminés dans le monde. Le peuple d'Emeraude ne se réduisait plus qu'à quelques évadés.
Les deux Insécateurs écarquillèrent les yeux. Le premier s'apprête à répliquer rageusement lorsque le deuxième, qui jusque là n'avait pas pris la parole, le retint d'un geste plus doux :

Elle dit vrai, mon frère. Ne le sens-tu pas ? Cesse de t'emporter. Elle veille, nous pouvons partir. raisonna la sœur d'une voix apaisante.

Elle saisit son frère, en saluant Erylis. Tous deux disparurent dans les fourrés, plus rapides que l'éclair. La jeune femme eut un sourire. Célébi n'était pas en danger. Que les intentions de l'autre soient bonnes ou mauvaises, Erylis veillerait. Elle aussi, avait quelques mystères à élucider. Elle se tourna vers l'imprudent. Celui-ci possédait des cheveux de jais, un regard brun, et semblait avoir la vingtaine. Il devait être un chercheur..
La jeune femme prit place sur un rocher, entourée de ses amis, l'air d'observer l'explorateur de la jungle Kusaki. Elle finit cependant par lâcher :

Je crains pour toi qu'il te faille supporter ma présence un moment. Je suis aussi venue pour l'autel et Célébi..

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MessageSujet: Re: Mausolée sylvestre [privé : Isaya]   Jeu 20 Fév 2014 - 2:09

* ... * : pensées

Isaya a écrit:
[Désolée pour le retard ! J'espère que le post te convient.]
Je suis absolument scandalisé par cette attente odieuse ? Bon sang moi que répond de façon prompte u_u

* Mais putain qu'est-ce qu'il se passe ici !?! *

Les pensées tourbillonaient, s'entrechoquaient dans la tête d'Edward. Analyses rapides de la situations, élaborations de plans, projections... Il avait envisagé la possibilité de se faire attaquer, il avait envisagé la possibilité de rencontrer un quidam dans la forêt, il avait même envisagé la possibilité de se faire attaquer (pourquoi diable aurait-t-il amené avec lui son révolver si ce n'était pour se prévenir contre cette menace ?) mais en aucun cas il n'aurait imaginé être secouru par une sauvage se balançant d'arbres en arbres et pouvant communiquer d'une certaine façon avec les pokémons !. Ce dernier n'appréciait pas tellement être pris aux dépourvu par les événements. Son esprit ad'analyste s'en passait bien.

Elle était en plus accompagné de plusieurs pokémons, ce qui n'arrangeait en rien les affaires d'Edward. Le suicune et l'arcanin lui inspirait une méfiance profonde, les crocs à l'air, ils semblaient prêt à fondre sur lui.

* En tout cas, elle semble avoir réussie à calmer les ardeurs des deux mantes... Même armé et accompagné de mon scarhino, l'issue de la bataille semblait loin d'être certaine. Mais tout de même, qui est cette fille ? Comment peut elle se faire comprendre des pokémons ? D'où vient elle et surtout que fait-elle ici, au même endroit que moi ?*

La jeune fille, après avoir semble-t-il réussie à faire s'en aller les deux mantes se tourna vers Edward et lui expliqua, sur un ton des plus posés (comme si cela semblait des plus naturels) qu'il profanait l'autel du dieu de la forêt, l'autel de célébi. De plus, elle lui demandait de rengainer son arme.

* Hé hé dans un sens ils n'ont pas tord, plus encore c'est précisément avec cette idée que je suis venu ici. * Edward jaugea encore une dernière fois la situation. La fille ne semblait pas animée d'intentions belliqueuses. Le ton posé et légèrement condescendant (ce qui n'avait pas manqué d'énerver Edward) sur lequel elle s'était exprimé révélait bien ses intentions pacifiques. * ... Pour le moment je n'ai pas le choix, il va falloir la jouer fine... En plus ses deux canidés de compagnie ne m'inspirent pas du tout confiance *. Au moment de se lever, Edward rangea discrètement l'orbe qu'il avait dérobé sur l'autel au fond de sa besace. Le bras sur lequel il s'appuyait le faisait souffrir, et le sang perlait sur l'herbe verte, rougissant la rosée. Il présenta ses mains, encore tâchées et rangea lentement, à la vue de tous, humains et pokémons, son révolver dans sa poche arrière prévue à cet effet. Enfin il s'approcha lentement de la jeune fille, qui avait pris ses aises sur un rocher, ce qui ne manqua pas de provoquer les grognements de l'arcanin. * Tiens tiens, il ne semble pas avoir été accoutumé à la présence humaine celui-la * pensa Edward. Enfin il se présenta :

- Tout d'abord, merci d'être intervenue. Je vous en suis des plus reconnaissants. J'aimerais vous poser une foule de question, je suppose que vous vous en doutez, mais permettez-moi de me présenter en première instance. Je me prénomme Edward, Edward Maxwell, chercheur au centre de recherche de Shi, la ville voisine. Comme vous l'aviez deviné, je "profanais" l'autel de célébi, ou plus précisément, j'étais en train de l'étudier. Voyez-vous, même si je remets en cause l'existence d'un tel pokémon, capable de distordre le temps et d'y voyager à sa guise, l'autel en question semble être plus ancien que la ville de Shi, preuve de la trace d'une présence humaine non ? De plus, elle semble antérieure à celle des habitant de l'achipel, ne pensez-vous pas ? Oh j'oubliais, vous disiez être vous aussi intéressée par l'autel ?

Elle acquiesa.

- Fantastique. Peut-être pourrions-nous y jeter un oeil ensemble ? Mon domaine de prédilection étant la physique, l'optique ondulatoire plus précisément, je dois avouer être un peu  être "à court de déductions". C'est un archéologue qu'il nous faudrait, ou une quelconque personne spécialisée dans l'étude de tels artefacts. Un historien, peut-être un géographe très pointu dans son domaine.

Il avait annoncé tout ceci sur son ton le plus amical et le plus enjoué. Ainsi espérait-il lui faire une bonne impression. Il décida donc de retourner d'accroupir près de  l'autel afin de l'étudier plus en détails, même si il n'espérait plus en tirer grand chose. Il avait pris suffisamment de photos, relevé toute les caractéristiques du lieu (température, humidité...), et avait toujours en sa possession l'orbe qu'il avait subtilisé à l'intérieur de l'autel, qu'il projetait de faire analyser par un spécialiste une fois rentré au laboratoire. Peut-être n'en tirerait-il rien, peut-être que cet orbe n'était qu'une décoration comme une autre. Il le saura probablement d'ici la semaine prochaine.

- Au fait, disait-il pendait qu'il observait encore le petit monument, pourriez-vous m'en dire un peu plus sur vous ? Ca n'est pas commun du tout de pouvoir communiquer avec les pokémons. De toutes les personnes que j'ai rencontrées, seules trois étaient capables d'en faire autant, et toutes les trois étaient des psychistes. Morgane, qui tient l'arène de Safrania, où j'ai étudié, et les jumeaux Levy et Tatia, qui eux gèrent celle d'Algatia. Eux, je veux bien comprendre que leurs dons sensoriels puissent les aider dans cette tâche, mais en ce qui vous concerne, et bien c'est le noir total. D'où peut bien vous venir cette capacité hors-normes ?

Edward se retourna pour observer plus en détail l'inconnue. Ses cheveux d'un noir de jais faisaient se refléter le soleil, et ses yeux luisaient d'une lueur anormale, une lueur d'émeraude, que jamais Edward n'avait pu observer auparavant. * Bon sang mais d'où sort-elle ... "











Bon, le problème c'est que ça va être difficile de faire évoluer de façon "intéressante" l'intrigue si on continue sur ce chemin là. Ainsi, ma royale personne t'autorise à faire usage d'Edward Maxwell, pourvu que tu respectes son caractère (il y a la fiche personnage, et j'espère que les deux posts t'ont éclairée la dessus). Aussi je te laisse le choix du rebondissement ^^
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Mausolée sylvestre [privé : Isaya]
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